Roque del Conde

Première randonnée sur Tenerife. Nous avons parcouru le sentier menant au sommet du Roque del Conde, une petite montagne surplombant la côte d’Adeje. Jolie balade et excellente option familiale au départ du village d’Arona. Le sentier traverse quelques ravins pour ensuite prendre de l’altitude rapidement!

J’ai trouvé une belle photo du Roque, gracieuseté de la mairie d’Adeje parce que les miennes ne sont pas terribles ;-)

Premier test en montagne réussi pour le sac de portage : Lili a fait la sieste sur le dos de papa durant toute l’ascension. Nous sommes partis plus tard que prévu alors j’ai dû faire un petit sprint jusqu’en haut pendant que les filles ont mangé des galettes de riz à quelques mètres du sommet.

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne.

Premières impressions du Teide

Je suis pas mal heureux aujourd’hui! On s’est lancé sur la route du Parque nacional del Teide qui traverse l’île en son centre. Le Teide c’est un volcan de 3 718 mètres classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour y parvenir, on grimpe jusqu’à la Corona Forestal et ensuite on débouche sur le plateau où les coulées de lave et les monticules de roches s’entrecroisent.

Le pic du Teide culminant à une altitude de 3 718 m. La dernière éruption a eu lieu en 1909.

Chantale a pris la photo du flocon en solidarité à nos amis du Bas-Saint-Laurent. C’est la journée où on vous annonçait une bordée!

Nous avons fait le tour en voiture en nous promettant de revenir. À mesure qu’on grimpe vers le sommet, le mercure dégringole. On est passé de 25 degrés à Playa San Juan à 8 degrés en un peu plus d’une heure de route. Durant cette balade, on a vu des paysages magnifiques, grandioses. À certains moments, le décor était digne d’un western et, à d’autres, on se serait cru aux portes du Mordor. J’ai tellement utilisé le kodak que la batterie est morte!

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Montagne.

La vipérine de Tenerife

Voici la vipérine de Tenerife, une plante endémique à l’île qui peut atteindre 3 mètres de hauteur. Elles sont magnifiques et leur nom anglais, Tower of jewels, est très évocateur! Elles poussent un peu partout sur le plateau du Teide, même sur le bord de la route où les touristes arrêtent leur voiture l’instant d’un selfie. On trouvait plus authentique de les photographier dans leur habitat naturel, à quelques 2 200 mètres d’altitude.

Lili a trouvé qu’il faisait plus frais aujourd’hui dans les montagnes.

On ne l’entend pas sur les photos, mais il y a dans ces massifs de fleurs des milliers d’abeilles et de guêpes qui butinent. Assez pour qu’on nous serve des avertissements tous les 100 mètres et rendre Chantale plutôt nerveuse.

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Flore.

Pas de quoi s’énerver

Vendredi passé, je suis parti sans les filles. L’objectif de la journée est de me rendre au promontoire de la Montagne Blanche. Le sentier mène aussi au Teide, mais il est tard, pas le temps d’en faire l’ascension car on me dit que ça prend 10 heures allez-retour. Zut, j’ai oublié la caméra à la maison. Pas grave j’ai mon téléphone, il fait beau, j’ai un fond de gourde d’eau, je décolle.

Je croise quelques randonneurs, j’en dépasse d’autres, ça va bien. J’arrive au belvédère en 45 minutes, la moitié du temps requis. Au loin se profile le sommet du Teide et la fourche qui y mène est à quelques pas… Au diable, j’y vais! À partir de la Montagne Blanche ça monte solide, entre la moraine et les coulées de lave. Je croise des gens lourdement chargé qui se rendent au refuge Altavista. On suggère d’y passer la nuit afin de voir le lever du soleil sur l’archipel ce qui ne doit pas être décevant.

Le téléphérique, une boule de lave qui a déboulée du Teide à la Montagne Blanche et les fameux nuages dont Chantale parle souvent.

J’arrive au presque-sommet du Teide. Presque parce qu’en bon touriste peu informé, je ne sais pas qu’on doit obligatoirement avoir obtenu un permis afin de franchir les derniers mètres menant au cratère. La première place disponible nous mène au début juillet, pas de chance. Le sommet est une zone protégée et seulement 50 personnes par jours peuvent y accéder.

Il faut savoir qu’il y a environ 5 millions de touristes qui se rendent chaque année sur Tenerife et que le Teide est un des principaux attraits de l’île. On a donc construit un téléphérique pour faciliter l’accès au sommet le plus élevé d’Espagne. En 8 minutes, on vous dépose à 3 555 m. Si vous avez un permis, vous le présentez au garde, accompagné de votre passeport, et de là vous parcourez les derniers mètres jusqu’à la couronne du volcan. Ce que je n’ai pu faire, misère!

Au final, j’ai complété la randonnée en 5 heures, une marche de 20 km avec 1 200 m de dénivelé. Je suis arrivé à la maison, poussiéreux, juste à temps pour l’apéro (après avoir bu 2 litres d’eau). Pas de quoi s’énerver!

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Teide.

Rendez-vous au crépuscule

Six semaines aux Canaries et jamais je n’ai pu apercevoir le soleil se coucher sur l’horizon, avalé par la mer. L’océan Atlantique nous chatouille les orteils, il nous entoure et pourrait nous avaler. Il n’y a que lui au bout de notre regard et pourtant, en quarante jours, jamais le soleil n’est disparu dans son infini.

coucher-de-soleil

Nous sommes sur la route, le ciel est couvert, il peut n’y avoir qu’une mince bande de nuages départageant le ciel de la mer, rien n’y fait. Jamais je n’ai observé le soleil disparaître derrière cette ligne parfaite, dans un perpétuel mouvement de la nature. Une nature à la fois banale et grandiose.

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Humeur.

Les pieds sur terre

J’ai fait ce que je nommerai ma randonnée du voyage. L’objectif projeté est de faire une virée de reconnaissance du parc rural d’Anagua afin d’y retourner avec l’équipe des filles. Situé dans le nord de l’île, ce massif a une certaine ressemblance avec celui de Teno. Ravins, escarpements, montagnes et falaises en bord de mer. De toute beauté!

Rien de bien compliqué, je traverse l’île du sud au nord par la TF-1. Costa Adeje, Los Cristianos, Güìmar, Candelaria, Santa Cruz, rejoindre la TF-12, une route en lacet. Je monte, je freine, je tourne, je traverse des tunnels, je descends, je retourne, je refreine… la routine.

J’ai au préalable identifié un sentier en boucle, Benijo / El Draguillo / Benijo, en empruntant le PR-TF 6.2 avec retour par le PR-TF 6.3, une randonnée de quelques kilomètres. Je pars en trombe, parcours le sentier bien rapidement et arrive à une fourche vers le PR-TF 6. À la vitesse à laquelle j’avance, j’estime que je pourrai compléter la randonnée rapidement et continuer mon exploration d’Anagua en fin d’après-midi. Bah, pourquoi pas!

Vous imaginez bien que ça n’a pas été aussi facile. J’ai vu toutes sortes de paysages, vécu toutes sortes d’émotions et bien humblement, j’avoue avoir eu peur!

La côte du parc rural d’Anagua, un dragonnier avec le Roque del Tierra en arrière-plan, le minuscule village de Roque Bermejo et le troupeau de chèvres que j’ai croisé à mon retour!

Le PR-TF 6 est une boucle qui relie les falaises de la côte nord du parc au phare d’Anagua, descend à la plage du très petit village de Roque Bermejo, accessible seulement par la mer ou par un minuscule sentier de montagne. Celui-ci grimpe abruptement au centre du massif jusqu’au village de Chamorga, redescend vers El Draguillo sous une forêt dense qui débouche à son tour sur une piste à flanc de montagne fréquentée par des chèvres sauvages. Un sentier en montagnes russes!

En marchant, je me fais la réflexion que ça doit être difficile d’emprunter cette piste lors d’intempéries car les falaises montrent des signes évidents d’érosion. Les lézards qui détallent à chacun de mes pas détachent quantités de cailloux et de la terre glisse vers la mer, plusieurs dizaines de mètres plus bas. Ma tendance au vertige n’améliorant rien, plus j’avance et plus mes réflexions sur les intempéries s’alignent sur la température en général. Le sentier n’est pas large et par endroit il n’existe carrément plus… J’ai tellement hyperventilé sur ce tronçon de quelques kilomètres que ma réserve d’eau y a presque passée. Hors de question de rebrousser chemin et de réemprunter ce sentier!

Heureux d’arriver à Roque Bermejo, je regarde le barranco et son fort dénivelé afin de rejoindre mon point de départ, la plage de Benijo. Cette seconde moitié du parcours se fera de nouveau à mon rythme. Niveau de la mer, sommet, niveau de la mer. Je m’exécute avec plaisir, au pas cadencé!

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Anagua.