Le bout du bout du monde

Derrière Sébas on voit les falaises de Los Gigantes.

Il y a des fois où, lorsque tu t’y en attends le moins, tu fais de magnifiques découvertes. En voici une. Tout au bout de la pointe de l’île à Punta de Teno, un petit coin…splendide! L’eau y était tellement claire qu’on se serait cru dans les Caraïbes. Il me semble que l’Atlantique, de notre côté, est moins turquoise non? Partout, des petites criques où les gens s’installent tranquillement pour profiter. Ici, pas de musique, de vendeurs de «cossins» et d’odeur de bouffe trop grasse. Juste du vent, de l’eau et un paysage à couper le souffle!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Montagne, Randonnée.

Peur bleue

Le projet du jour : une petite randonnée en famille au parc rural de Teno. Selon les cartes, on calcule que c’est à environ une vingtaine de km de la maison. On part avec notre petit lunch, nos culottes courtes et notre petite bouteille d’eau. Après tout, ce n’est qu’une mini rando.

Un mot : amateurs.

Ça nous prendra plus de deux heures pour se rendre au point de départ, puisque la randonnée débute en montagne. Et ici, en montagne, ça veut dire les oreilles qui bouchent parce qu’on monte très haut. Ça veut aussi dire 10 degrés de moins à cause de l’altitude, du vent et du brouillard. Mais ça veut surtout dire une route infernale en lacet. Vous savez, de celle qui a une voie de large mais dans laquelle tu rencontres d’autres voitures? Celle qui est sur le bord d’une falaise d’où tu peux admirer la mer? Celle où les voitures qui montent ont la priorité donc, si tu descends, tu as intérêt à trouver un petit surplus dans l’accotement pour laisser passer l’autre? Celle-là.

Cliquez sur les deux petites images pour voir l’animation. Ça ne rend pas justice, on vous jure que c’était plus épeurant que ça!

Lorsqu’on est arrivé au point de départ de la randonnée, il faisait un froid de canard et une brume épaisse envahissait la montagne. C’était déjà l’heure de diner. Lili se pouvait plus, Chantaloue avait le coeur qui débattait et Sébas se demandait comment il allait partir en randonnée avec nous.

Donc on a viré de bord, mangé notre petit sandwich et décrété qu’avec le stress de la route en lacet, on avait déjà fait notre cardio anyway.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Masca, Teno.

Roque del Conde

Première randonnée sur Tenerife. Nous avons parcouru le sentier menant au sommet du Roque del Conde, une petite montagne surplombant la côte d’Adeje. Jolie balade et excellente option familiale au départ du village d’Arona. Le sentier traverse quelques ravins pour ensuite prendre de l’altitude rapidement!

J’ai trouvé une belle photo du Roque, gracieuseté de la mairie d’Adeje parce que les miennes ne sont pas terribles ;-)

Premier test en montagne réussi pour le sac de portage : Lili a fait la sieste sur le dos de papa durant toute l’ascension. Nous sommes partis plus tard que prévu alors j’ai dû faire un petit sprint jusqu’en haut pendant que les filles ont mangé des galettes de riz à quelques mètres du sommet.

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne.

Punta del Hidalgo

Une ballade improvisée nous a permis de profiter des paysages grandioses de Punta del Hidalgo, tout près de Bajamar. Nous avons emprunté un sentier qui longeait la mer pour ensuite grimper en montagne. Pendant qu’en bas les surfeurs défiaient les vagues, nous montions un peu plus haut, un peu plus loin, comme le dit la chanson.

Alors que nous prenions une pause-réflexion (On continue ou pas?) on a croisé un gars qui descendait la montagne en courant. Sûrement une pratique pour l’ultramarathon du parc rural d’Anaga: 45 km de course en montagne. Ça fouette l’orgueil. Alors on a continué jusqu’au sommet.

Je n’en avais jamais vu, c’est beau une fleur de cactus!

Une vue magnifique nous attendait. Petit repos en famille, on prend notre «Nectar de mangue» pour se donner de l’énergie (c’est pour faire chic, c’est juste du jus sucré en boîte). Et le revoilà, encore. Le gars qui descendait tantôt en courant, venait de remonter en courant!

Humilité.

J’ai rangé notre «Nectar de mangue» et on est reparti. Tout le long de la descente, alors que mes mollets tremblaient, je repensais à ce gars qui monte et descend en courant. Ça m’impressionne vraiment, les gens qui se dépassent physiquement!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Montagne, Randonnée.

La vipérine de Tenerife

Voici la vipérine de Tenerife, une plante endémique à l’île qui peut atteindre 3 mètres de hauteur. Elles sont magnifiques et leur nom anglais, Tower of jewels, est très évocateur! Elles poussent un peu partout sur le plateau du Teide, même sur le bord de la route où les touristes arrêtent leur voiture l’instant d’un selfie. On trouvait plus authentique de les photographier dans leur habitat naturel, à quelques 2 200 mètres d’altitude.

Lili a trouvé qu’il faisait plus frais aujourd’hui dans les montagnes.

On ne l’entend pas sur les photos, mais il y a dans ces massifs de fleurs des milliers d’abeilles et de guêpes qui butinent. Assez pour qu’on nous serve des avertissements tous les 100 mètres et rendre Chantale plutôt nerveuse.

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Flore.

Promenade du dimanche

Envie d’une petite promenade du dimanche, nous nous sommes rendus dans un village situé au sud de Santiago del Teide : El Molledo. Il s’agit en fait d’une minuscule agglomération de maisons, d’une petite église et d’une place publique. J’ai trouvé un endroit plus petit que Lots-Renversés, mon village de naissance où j’ai eu le plaisir de grandir. Oui, ça se peut.

L’objectif était de se rendre à la montagne blanche, un amas de roches vieux de 5 millions d’années qui tranche dans le décor de par sa couleur et sa forme. Ça sentait bon la fleur printanière, le sentier était magnifique, habillé de toutes les couleurs. Mais il n’y a pas que nous qui aimons ça on dirait! Une belle balade où le plus difficile a été d’éviter, encore une fois, de se faire attaquer par des guêpes.

Le Roque Blanco, une éruption volcanique de 5,5 millions d’années

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée.

On l’a fait... Enfin!

Depuis deux semaines, d’épais nuages s’accrochent dans les montagnes situées au coeur de l’île. Il fait beau sur les plages, mais plus on s’approche des montagnes et du nord, plus la température chute et plus le gris s’en mêle.

Sébas avait en tête de faire une randonnée appelée «La monte del agua». On s’y est donc rendu une première fois. Cette fameuse fois où on avait rebroussé chemin à cause des routes en lacet, du mal de coeur et tout le tralala.

On a trouvé un chemin plus direct avec des routes plus praticables, même si elles tournent sur elles-mêmes plus souvent qu’autrement. Alors on s’y est rendu une deuxième fois. On avait quitté le sud avec un beau 25 degrés, nos shorts et nos lunettes de soleil. Arrivés au village d’Erjos, le point de départ de la randonnée, il faisait 7 degrés et un mur de brouillard nous bouchait la vue. On a rebroussé chemin.

On s’y est rendu une troisième fois, mieux équipés, avec coupe-vent et jeans. On ne voyait pas plus loin que le bout de notre nez et un crachin tombait sans arrêt. On a re-rebroussé chemin.

Ce matin, le ciel était complètement dégagé au sud, comme sur les montagnes. Alors que les touristes et les locaux profitaient de ce dimanche totalement ensoleillé pour occuper les plages et les piscines, que pensez-vous qu’on a fait? On a ressorti nos coupe-vent et on s’est attaqué à la route en lacet.

Même s’il faisait beau partout sur l’île, le village d’Erjos était enveloppé d’un fin brouillard. Pas une purée de pois, mais comme une aura de mystère. Qu’à cela de tienne, la quatrième fois serait la bonne!

Nous sommes entrés dans une forêt digne d’un film. Humide, dense, avec des arbres recouverts de mousse verte et de cheveux d’ange. Accrochées aux branches, des toiles d’araignées perlées d’eau brillent lorsqu’un peu de lumière passe à travers le brouillard. Avec le temps lourd, chaque son est plus important, plus rond. Comme si les oiseaux, les bourdons et autres petits lézards s’étaient donné le mot pour nous saluer.

La piste n’est pas difficile, on n’y va pas pour le défi sportif, mais pour l’ambiance. Bébé a fait une sieste d’enfer, je l’enviais presque! Dormir dans ces parfums de fleurs et de rosée, ça doit donner de très jolis rêves.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Teno.

Pas de quoi s’énerver

Vendredi passé, je suis parti sans les filles. L’objectif de la journée est de me rendre au promontoire de la Montagne Blanche. Le sentier mène aussi au Teide, mais il est tard, pas le temps d’en faire l’ascension car on me dit que ça prend 10 heures allez-retour. Zut, j’ai oublié la caméra à la maison. Pas grave j’ai mon téléphone, il fait beau, j’ai un fond de gourde d’eau, je décolle.

Je croise quelques randonneurs, j’en dépasse d’autres, ça va bien. J’arrive au belvédère en 45 minutes, la moitié du temps requis. Au loin se profile le sommet du Teide et la fourche qui y mène est à quelques pas… Au diable, j’y vais! À partir de la Montagne Blanche ça monte solide, entre la moraine et les coulées de lave. Je croise des gens lourdement chargé qui se rendent au refuge Altavista. On suggère d’y passer la nuit afin de voir le lever du soleil sur l’archipel ce qui ne doit pas être décevant.

Le téléphérique, une boule de lave qui a déboulée du Teide à la Montagne Blanche et les fameux nuages dont Chantale parle souvent.

J’arrive au presque-sommet du Teide. Presque parce qu’en bon touriste peu informé, je ne sais pas qu’on doit obligatoirement avoir obtenu un permis afin de franchir les derniers mètres menant au cratère. La première place disponible nous mène au début juillet, pas de chance. Le sommet est une zone protégée et seulement 50 personnes par jours peuvent y accéder.

Il faut savoir qu’il y a environ 5 millions de touristes qui se rendent chaque année sur Tenerife et que le Teide est un des principaux attraits de l’île. On a donc construit un téléphérique pour faciliter l’accès au sommet le plus élevé d’Espagne. En 8 minutes, on vous dépose à 3 555 m. Si vous avez un permis, vous le présentez au garde, accompagné de votre passeport, et de là vous parcourez les derniers mètres jusqu’à la couronne du volcan. Ce que je n’ai pu faire, misère!

Au final, j’ai complété la randonnée en 5 heures, une marche de 20 km avec 1 200 m de dénivelé. Je suis arrivé à la maison, poussiéreux, juste à temps pour l’apéro (après avoir bu 2 litres d’eau). Pas de quoi s’énerver!

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Teide.

En randonnée

Le plus difficile, quand on veut faire une randonnée, c’est de trouver un sentier qui plaira aux trois. La délicate question de la température refait ici surface. Les autres facteurs qui entrent en ligne de compte: le sommet convoité, la longueur du sentier et…

Il faut un sentier avec de l’ombre pour Lili, un dénivelé intéressant mais pas trop hot quand même pour Chantale et un dénivelé intéressant et assez hot pour Sébas. Il faut une vue, des paysages changeants et, tant qu’à y être, un petit coin bucolique pour s’arrêter lorsque bébé ne se pourra plus d’être dans le sac de portage. On aimerait bien faire le sentier qui promet un paysage lunaire extraordinaire. Mais il faudra une journée nuageuse, puisque Lili ne supportera pas le 30 degrés avec soleil pendant 4 heures. On voudrait aussi aller dans le parc d’Anaga, mais comme c’est à l’autre bout de l’île, si on y va, ce sera pour quelques jours… Parce que se taper la route aller-retour, la randonnée et trois repas sur le pouce dans la même journée, ce sera un peu trop dans le top endurance de notre mignonnette de 11 mois. Bref, faut s’ajuster!

Petite pause à l’ombre des pins canariens.

Dans le top 10 des belles ballades, notons le tour du Chyniero: le dernier volcan à être entré en éruption sur l’île, soit en 1909. Situé dans la Couronne Forestière qui entoure le Parc national du Teide, cette randonnée nous a permis de marcher à travers une pinède autant que sur une coulée de lave. De l’ombre, du soleil, des paysages à couper le souffle, toute la petite famille étant contente! Avec une surface de presque 50 000 hectares, la Couronne Forestière est le plus grand espace protégé des Îles Canaries. On y retrouve des espèces endémiques à l’île dont le pin canarien. Pour les curieux, vous trouverez plus d’informations ici. On a aussi beaucoup apprécié Erjos, Punta del Hidalgo et El Molledo.

Les coulées de lave et les grands pins du Chyniero.

Au top 3 des randonnées plus difficiles: une journée dans le parc du Teide. Soleil, chaleur intense, pas de vue intéressante avant la fin. On a trouvé une seule grosse roche sur notre route pour prendre une pause à l’ombre (l’équipe des filles était on ne peut plus rouge). On n’a même pas eu le temps de se rendre au sommet…déception pour Sébas. On est revenu dans une crise de larmes de bébé qui ne se pouvait plus. Ça nous a coûté 12 euros (18$ CAD) en collation pour la calmer!

Ce qui est génial sur l’île c’est qu’il y a des sentiers partout. Ils sont aussi accessibles gratuitement et en tout temps. Le défi consiste à les trouver: de simples marques sur les pierres délimitent les sentiers, les cartes touristiques ne sont pas à l’échelle et, comme il n’y a pas nécessairement de stationnements prévus ou d’affiches, on peut chercher longtemps le début d’une piste. On en a encore beaucoup à découvrir… Comme le disait Forest Gump, c’est un peu comme une boite de chocolats: on ne sait jamais sur quoi on va tomber!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Tenerife.

Les pieds sur terre

J’ai fait ce que je nommerai ma randonnée du voyage. L’objectif projeté est de faire une virée de reconnaissance du parc rural d’Anagua afin d’y retourner avec l’équipe des filles. Situé dans le nord de l’île, ce massif a une certaine ressemblance avec celui de Teno. Ravins, escarpements, montagnes et falaises en bord de mer. De toute beauté!

Rien de bien compliqué, je traverse l’île du sud au nord par la TF-1. Costa Adeje, Los Cristianos, Güìmar, Candelaria, Santa Cruz, rejoindre la TF-12, une route en lacet. Je monte, je freine, je tourne, je traverse des tunnels, je descends, je retourne, je refreine… la routine.

J’ai au préalable identifié un sentier en boucle, Benijo / El Draguillo / Benijo, en empruntant le PR-TF 6.2 avec retour par le PR-TF 6.3, une randonnée de quelques kilomètres. Je pars en trombe, parcours le sentier bien rapidement et arrive à une fourche vers le PR-TF 6. À la vitesse à laquelle j’avance, j’estime que je pourrai compléter la randonnée rapidement et continuer mon exploration d’Anagua en fin d’après-midi. Bah, pourquoi pas!

Vous imaginez bien que ça n’a pas été aussi facile. J’ai vu toutes sortes de paysages, vécu toutes sortes d’émotions et bien humblement, j’avoue avoir eu peur!

La côte du parc rural d’Anagua, un dragonnier avec le Roque del Tierra en arrière-plan, le minuscule village de Roque Bermejo et le troupeau de chèvres que j’ai croisé à mon retour!

Le PR-TF 6 est une boucle qui relie les falaises de la côte nord du parc au phare d’Anagua, descend à la plage du très petit village de Roque Bermejo, accessible seulement par la mer ou par un minuscule sentier de montagne. Celui-ci grimpe abruptement au centre du massif jusqu’au village de Chamorga, redescend vers El Draguillo sous une forêt dense qui débouche à son tour sur une piste à flanc de montagne fréquentée par des chèvres sauvages. Un sentier en montagnes russes!

En marchant, je me fais la réflexion que ça doit être difficile d’emprunter cette piste lors d’intempéries car les falaises montrent des signes évidents d’érosion. Les lézards qui détallent à chacun de mes pas détachent quantités de cailloux et de la terre glisse vers la mer, plusieurs dizaines de mètres plus bas. Ma tendance au vertige n’améliorant rien, plus j’avance et plus mes réflexions sur les intempéries s’alignent sur la température en général. Le sentier n’est pas large et par endroit il n’existe carrément plus… J’ai tellement hyperventilé sur ce tronçon de quelques kilomètres que ma réserve d’eau y a presque passée. Hors de question de rebrousser chemin et de réemprunter ce sentier!

Heureux d’arriver à Roque Bermejo, je regarde le barranco et son fort dénivelé afin de rejoindre mon point de départ, la plage de Benijo. Cette seconde moitié du parcours se fera de nouveau à mon rythme. Niveau de la mer, sommet, niveau de la mer. Je m’exécute avec plaisir, au pas cadencé!

Publié le par Sébastien dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Anagua.