La journée la plus longue

On s’en va en voyage, enfin. Après avoir compté les dodos, expliqué et ré-expliqué quelle était la différence entre 9 jours et 1 semaine (non, 1 semaine, ce n’est pas une journée Lili!), nous y voilà enfin.

Départ de Montréal à 21h30. L’excitation est à son comble. Notre petite fille ne se peut plus du nombre d’amis potentiels dans l’avion, des écouteurs gratuits ou des biscuits en sachet. Quelle que soit l’attention, toute l’avion entend bien à quel point elle est reconnaissante! (à vous qui la connaissez assez bien, vous pouvez imaginer l’enthousiasme…et le ton tellement, mais tellement aigu!) On la calme enfin avec le visionnement du Roi Lion. « Oui ma puce, tu peux écouter un film même si c’est la nuit ». On rattrapera plus tard.

Arrivée à Toulouse à 4h30 du matin heure du Québec. Il est déjà 10h30 en France. Lili est la seule qui a dormi durant le vol. Heureusement qu’elle est là pour nous ramener à l’ordre. Pas le choix avec une petite fille sociable qui se promène avec son sac à dos hérisson et qui répète à qui veut l’entendre : « Moi j’ai 3 ans 1/2 et je vais en France et en Espagnol. Je suis chanceuse hein? »

La voiture en main, on peut enfin décoller jusqu’à notre hôtel. Nous avons bien hâte de nous coucher…mais c’est sans compter la recherche d’une carte SIM et les milles et uns détours à travers la ville pour le téléphone, les allers-retours à l’épicerie (où l’on a vraiment l’air de touristes alors qu’on n’arrive pas à payer aux caisses automatiques) et la piscine de l’hôtel qui attire notre puce…la seule qui a dormi et qui a décidé, alors que ses parents sont complètement jet lag, d’apprendre à nager la tête sous l’eau.

Finalement, à 20 h, toute la famille sera couchée pour un long dodo récupérateur qui nous mènera jusqu’à 11h30 le lendemain matin. Ouaip. On n’a jamais vécu ça, même pas à Noël!

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France.

Carcassonne ou «Il y a longtemps j'avais 20 ans»

Sur la route de Toulouse à Carcassonne, on a bien rigolé lorsqu’on a eu comme choix de direction «Montréal».

La première fois où j’ai mis les pieds à Carcassonne, j’avais des tresses africaines, un collier en os de poisson et j’avais passé la journée près des remparts avec des amuseurs de rue et autres saltimbanques. Me voici de retour, 20 ans plus tard, avec une poussette, de la crème solaire et une puce qui court partout. Carcassonne n’a pas changé. La cité est toujours aussi imposante, la vue, magnifique! L’impression de «Déjà vu» nous replonge dans une foule de souvenirs. Oui, il y a longtemps, j’avais 20 ans!

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France et étiqueté Carcassonne.

Gouffre géant de Cabrespine

Le gouffre d’une profondeur de 250 mètres renferme une diversité de formations inégalée jusqu’à présent. Ce qui m’a le plus marqué : dès les premiers pas dans l’une des plus grandes salles souterraines d’Europe, personne n’a dit un mot. Comme si on entrait dans une cathédrale. Un balcon de verre permet de se projeter à 200 mètres au dessus du vide. Il paraît que c’est très impressionnant. De mon côté, je suis restée au bord pour tenir compagnie à la guide…

Découvert par hasard par des jeunes dans les années 60, il est aujourd’hui éclairé et adapté pour les visites. D’autres galeries sont à découvrir, mais comme en France la spéléologie n’est pas un métier mais un loisir, les découvertes se font par des bénévoles selon leurs moyens… dommage puisqu’il y a là matière à émerveillement et découverte!

Vous êtes du type stalactite ou stalagmite? :-)

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France.

Collioure – première partie

Collioure compte près de 2 800 habitants hors saison. Ce nombre s’élève à 17 000 en haute saison et jusqu’à 32 000 (incluant les visiteurs d’un jour qui n’y dorment pas). C’est dire que la folie doit s’emparer de la petite cité. En mai, le tourisme débute, mais nous ne sommes pas encore aux heures de grandes affluences. Heureusement puisque nous trouvons déjà cela plutôt intense…

Nous avons un logement en plein coeur de la cité, une section complètement piétonne. Juste en haut d’un bar à huîtres, en face d’une excellente boulangerie et à droite des boutiques de souvenirs et de la place centrale. En plein coeur touristique quoi.

Collioure a un passé militaire important, comme le témoignent les vestiges encore présents : le Fort-Saint-Elme, le Fort Carré et le Fort Rond. Le clocher de son église est aussi aménagé dans une ancienne tour de guet. Nous avons donc passé cette première journée à la plage, à l’ombre de la tour du Château royal et nous avons grimpé jusqu’à la sentinelle de la côte Vermeille : le Fort-Saint-Elme. Nous sommes super fiers de notre puce qui, du haut de ses petites jambes et sous un soleil de plomb, a grimpé toute seule jusqu’au sommet! De la graine de randonneuse!

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France et étiqueté Collioure, Randonnée.

Collioure - deuxième partie

J’adore me promener dans les petites ruelles. Les fleurs ont pointé le bout du nez, le soleil fait concurrence aux ombres des hautes maisons. C’est beau, ça sent bon! Partout, des oeuvres d’artistes parsèment les rues. Et ça ne date pas d’hier!

Début 1900, Matisse arrive à Collioure et, inspiré par ce village niché entre mer et montagne, débute une série de toiles qui feront partie d’une période appelée fauvisme. À travers le petit village, des reproductions du célèbre artiste rappellent son passage.

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France et étiqueté Collioure.

Jours de farniente

Depuis notre arrivée, nous enchainons visites, activités et découvertes. Il faut dire qu’il a fait quand même assez frais et que le temps était changeant…les ballades en voiture et les courtes randonnées avec manteau (parfois de pluie) étaient donc les bienvenues. Mais depuis lundi, le vent s’est calmé et le soleil brille sans arrêt. N’en fallait pas plus pour que l’équipe des filles se prévoie une sortie à la plage. Pendant que Sébas partait à la découverte d’un fort perché haut en montagne, Lili et moi avons passé la journée à sauter dans les vagues (c’est froid quand même!), à se réchauffer sur le sable et à parcourir les ruelles. C’est si bon. Ce temps qui file doucement. Ça fait tellement du bien de ne pas être pressée! De ne pas dire : «Vite, dépêche-toi!» C’est la plus belle richesse du monde…le temps passé à se coller. Et quand c’est dans un décor enchanteur, c’est encore mieux!

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France.

Villefranche de Conflent

Villefrance de Conflent s’offre à nous en cette belle journée avec ses remparts encerclant la cité et le Fort Libéria surplombant celle-ci. On passe même sur le «Pont Saint-Pierre» pour se rendre au fort. Photo à l’appui de mes deux moineaux.

Labellisé «Plus beaux villages de France», ce petit village est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Ses remparts ont été édifiés au XIème siècle et le fort militaire en surplomb a été érigé au XVIIème par Vauban. Un passage sous terre dit des «milles marches» le relie au petit village. La visite du fort comprend à elle seule plus de 400 marches. C’est dire qu’on a monté et descendu en cette journée!

On vous recommande la visite qui est non-guidée (mais accompagnée d’un feuillet explicatif) permettant d’accéder aux remparts, aux sous-terrains, aux postes de guets, aux quartiers des officiers… En descendant au coeur du fort j’ai même été un peu claustrophobe dans les tunnels pour aller voir le magasin de poudre et les cachots. Une fois remonté à l’air libre, on a une vue incroyable de toute la région, du mont Canigou au petit village tout en bas en passant par les montagnes environnantes.

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France.

Nîmes

La deuxième partie de notre voyage se déroule dans la région de l’Occitanie. À la recherche de soleil et de chaleur, nous avons mis le cap vers cette ville qui possède un patrimoine très intéressant, elle qui est labellisée ville d’Art et d’Histoire. Nous sommes logés dans un loft en plein coeur du centre historique, à deux pas des Arènes et de la Maison carrée. Un séjour plus urbain, c’est aussi les nombreuses petites places, les parcs pour notre puce, les carrousels et les kiosques de friandises. J’aime bien l’idée de «vivre une ville», l’espace de quelques jours. Nous créons rapidement nos habitudes : il y a notre boulangerie, notre marché et les gens qu’on croise à tous les jours!

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France.

Une journée sous les ponts

Quelle drôle de journée que celle passée sous les ponts!

D’abord, parce que nous avons fait une agréable découverte : le pont du Gard. Situé à Vers-Pont-du-Gard, entre Uzès et Remoulins, le pont-aqueduc romain a été bâti dans la moitié du Ier siècle. Le site est vraiment bien puisqu’il permet de faire de courtes ballades afin d’admirer le panorama en plus d’offrir, après quelques enjambées, de petites plages permettant de dîner les pieds dans l’eau. Nous avons bien aimé cet endroit, mais nous avons surtout été très heureux de le visiter avant la haute saison. À voir les centaines de places de stationnement, pas certaine que la visite aurait été aussi bucolique!

Motivés, nous voilà partis vers Avignon afin de compléter notre thématique journalière. Lili a tellement hâte de voir le pont d’Avignon! Elle veut chanter la célèbre chanson sur le pont et envoyer la vidéo à ses amis de la garderie (une future youtubeuse). La ville d’Avignon nous accueille en nous présentant ses remparts. Son centre historique est aussi très intéressant avec ses petites ruelles et ses places pleines de vie. Seule déception : le fameux pont d’Avignon. Arrivés à l’heure de pointe, on nous demande 10 Euros pour avoir le privilège de grimper sur le (demi) pont et de sentir le diesel des nombreuses voitures qui circulent en dessous. On a laissé faire…et on s’est rabattu sur le Palais des Papes qui, avec ses jardins, nous a offert une vue magnifique sur la ville, les montagnes du Luberon, le Mont Ventoux…et on chanté la chanson dans la voiture, d’Avignon jusqu’à la maison!

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France.

Enfin la mer!

Les derniers jours ont plutôt été frais et pluvieux. Mais enfin, aujourd’hui, le soleil et la chaleur étaient au menu. Déjà, au petit matin, Nîmes semblait plus vivante, heureuse sous ce soleil! N’en fallait pas plus pour mettre le cap vers Sète. La ville de Georges Brassens nous a permis de découvrir de jolies petites plages nichées au creux des rochers. On a des coquillages et des roches pour les 5 prochaines années et du soleil sur les joues parce que les vacances, sans la plage, c’est pas vraiment des vacances…

Publié le par Chantale dans le carnet Sud de France.