Premier arrêt, Casablanca

Après plusieurs mois de préparation, alors qu’on ne pensait pas pouvoir être en mesure de tout boucler (les bagages, le boulot, la fin des classes) nous voici enfin en route pour un voyage de 8 semaines qui nous fera découvrir la Côte atlantique du Maroc et le Portugal. Nous, c’est Sébastien et Chantale, parents et à l’occasion voyageurs, accompagnés et animés par Lili, notre fille de 7 ans, bientôt 8.

Notre premier arrêt : Casablanca, la ville blanche. Après 12 heures de déplacements, attente, vol et turbulences, nous y sommes enfin. Le climat en mai est clément : de belles journées ensoleillées, chaudes pour les nordiques que nous sommes, mais quand même agréables. Nous aurons trois journées ici pour se remettre du décalage horaire, trouver notre rythme. Le premier constat : au Maroc les enfants sont rois. Partout où l’on débarque, les sourires, les bonjours et les compliments fusent pour Lili. Il est vrai qu’avec sa casquette et ses lunettes, trimballant avec peine, mais conviction sa valise, elle est plutôt sympathique.

Nous marcherons Casablanca du Nord au Sud, d’Est en Ouest, au rythme des petits pas de Lili. Visite de l’ancienne médina où les odeurs de poissons frits me rappellent le Sénégal, grandes places (Place des Nations Unies, Mohamed V) feront partie de nos découvertes. Constat désolant pour notre puce : les parcs de jeux ne pleuvent pas. Ici, les enfants jouent au foot dans la rue. C’est lors de notre dernière journée que nous dénicherons des modules de jeux dans le parc de la Ligue Arabe, un espace vert en plein coeur de la ville. Oui, avec un enfant, on passe parfois plus de temps aux balançoires qu’au Musée. Mais ceci ne me dérange pas, le but de notre voyage étant de découvrir de nouvelles choses, mais aussi de passer du temps agréable en famille… le luxe quoi!

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Maroc, Casablanca.

Mosquée Hassan II

Point culminant de Casablanca, la fabuleuse Mosquée Hassan II. Véritable joyaux, une visite guidée nous en fera découvrir l’architecture et les défis techniques dont le minaret qui culmine à 200 mètres et la toiture qui, malgré son poids de 1100 tonnes, possède un mécanisme de roulement à chaîne la transformant en toit ouvrant. Le ciel à portée d’yeux! Avec sa salle de prière couvrant deux hectares, elle peut accueillir jusqu’à 25 000 fidèles à l’intérieur et 80 000 sur l’esplanade. Notre visite se déroulant le dimanche, nous avons en plus bénéficié d’un bain de foule. Profitant du soleil, des sucreries des marchands ambulants et regardant les plus braves qui se jettent du haut des remparts, la promenade sur l’esplanade nous a permis de croiser des familles marocaines, loin des autobus de touristes.

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Maroc.

Casablanca-Essaouira en autobus

Notre prochaine destination étant la ville du vent fou, Essaouira, nous prenons le bus au petit matin. Fini les attrapes touristes avec des taxis hors de prix, nous voici avec les locaux. D’une durée de 8 heures, le trajet nous plongera dans cette Afrique de mon souvenir. Larges étendues de terre avec, ça et là des ânes et des moutons en quête d’un brin d’herbe fraîche, et de petites maisons basses en ciment qui paraissent seules entre deux villes. Nous arrêterons souvent prendre quelques passagers, nous entendrons les marchands vendre leurs biens à la criée, nous serons même au coeur d’une engueulade digne de ce nom pour les places dans le bus. Des billets portant le même numéro ont été vendus à deux familles, dont la nôtre. Un bon samaritain baragouinant le français nous sortira du pétrin en expliquant à la femme en colère que nous possédons le même numéro…Un arrêt dans une petite ville reculée permettra à Lili de voir pour la première fois un agneau sécher au soleil en attendant de passer sur le grill, de tester la toilette turc et de réaliser que des enfants mendient. Disons qu’en quelques minutes, tout y a passé! Beaucoup de questions pour elle, surtout concernant les enfants. J’espère vivement qu’elle appréciera ce voyage et qu’elle aimera, comme nous, découvrir le monde dans toutes ses beautés et ses différences, dans ses défis et ses complexités… Qu’elle trouvera sa place, dans cette immensité.

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Maroc, Essaouira.

Vous avez dit É-Chat-Ouira?

Quel est l’animal fétiche de la ville? Celui qui n’est ni pourchassé par les restaurateurs ou les commerçants? Véritable roi de la jungle urbaine, le chat est à Essaouira ce que le vent est aux surfeurs : indispensable. Il y en a des centaines, dans les rues, à l’ombre des étals des marchands, aux portes des restaurants. Nous pensons qu’ils jouent un rôle important pour la ville : en plus de s’occuper des souris, ils semblent vider les poubelles durant la nuit avant que les éboueurs ne les ramassent au petit matin ou s’occuper des restes de poissons au port. Ils font partie du paysage urbain au plus grand bonheur de Lili qui voudrait tous les adopter.

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Essaouira.

La médina

Tel que nous l’explique l’UNESCO : « La médina d’Essaouira, anciennement connue sous le nom de Mogador (nom provenant du mot phénicien Migdol qui signifie « petite forteresse »), est un exemple exceptionnel de ville fortifiée du milieu du XVIIIe siècle, entourée d’une muraille de style Vauban». La médina d’Essaouira est particulière puisqu’elle marie un aménagement d’inspiration européenne (grandes artères principales, places publiques) et des principes de l’urbanisme arabo-musulman (rues et ruelles sinueuses, impasses). Elle s’étend sur une trentaine d’hectares (c’est vous dire qu’on n’en n’a pas fait le tour!) et comporte 6 portes monumentales permettant le contact avec le reste de la ville. Elle est divisée en deux parties principales : les commerces et restaurants touristiques d’une part et le souk d’autre part. Là où l’on peut acheter du même souffle des vêtements, de la viande et des épices…

Comme il est de tradition de négocier, je me suis laisser-aller à ce petit jeu que j’avais tant aimé au Sénégal. Lili voulait des roches de l’Atlas (ben oui, on n’a pas apporté celles de la maison!). Nous en avions croisé chez différents marchands. 400 Dh l’unité chez le premier, 150 Dh l’unité chez le second. Finalement, j’ai trouvé «mon homme» et je suis partie de là avec 2 roches pour 100 Dh. Il était Touareg. En partant, il m’a dit : «Vous êtes une vraie Berbère», je me demande encore si c’était un compliment! ha! ha!

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Essaouira.

On se la joue façon touriste… mais pas trop!

Après quelques jours à Essaouira, nous connaissons maintenant les différents vendeurs. Acheter directement sur la plage ton tour de chameaux est moins cher que le forfait vendu à l’intérieur de la médina. Faire le Henné à la coopérative nous assure de l’utilisation de produits naturels à prix fixe. On visite un musée, on s’arrête pour sentir les savons, les thés, on prend une pause sur la grande place…tout en fuyant les autobus de touristes et leurs guides. On se la joue touriste oui, mais quand même pas jusqu’au bout!

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Essaouira.

Marrakech la ville rouge

Marrakech est surnommée la ville rouge, ses murs et remparts étant fait à partir d’un mélange de terre rouge, de paille et d’eau. Coeur vibrant de la ville, la Place JEMAÂ EL FNA donne accès aux différents souks. Bondée de jour comme de soir, la place regorge de marchands ambulants, d’amuseurs de rue et de restaurants. Très naïfs au début, nous nous ferons ramasser par des dompteurs de singes qui attrapent Lili par le bras, lui déposent les singes dessus et nous réclament ensuite des billets. Pour la première fois, j’ai vu Sébas rouge de colère. Lili a bien compris ensuite comment réagir. Il ne faut pas montrer trop d’intérêt si non on se fait embarquer et réclamer de l’argent. Elle a passé le reste du temps à dire : non merci!

Jardins, musée de la photographie, palais de Bahia, place des ferblantiers feront partie de nos découvertes.

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Marrakech.

Marrakech ville nouvelle

Tout ce qui se retrouve à l’extérieur de remparts de la médina est appelé ville nouvelle. Nous y visiterons les jardins Majorelle, un jardin botanique développé par le peintre Majorelle dans les années 30 et repris ensuite par le couturier Yves Saint-Laurent et son ami Pierre Berger. C’est bien, mais tout de même assez unicolore. Nous sommes ressortis très fiers de nos jardins de Métis. Ce qui a animé notre visite : la folie des italiennes qui, habillées pratiquement en robe de soirée, n’hésitaient pas à bousculer des gens pour se faire prendre en photo devant un cactus. Au-se-cours.

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Marrakech.

Rabat la magnifique

La dernière ville impériale sur notre trajet nous réservera de belles surprises. Rabat nous déroule le tapis rouge de la plus belle ville. Blanche, verte et bleue, elle recèle de bâtiments gouvernementaux magnifiques, de grands espaces verts, de portes et de fleurs colorées. Parfait mélange de tradition et de modernité, les vestons des femmes d’affaire côtoient les caftans; les voitures de luxe partagent la route avec les vélos taxi. Nous déambulerons sans stress dans ses rues larges, nous nous perdrons dans ses ruelles blanches. Nous y découvrirons la Kasbah des Oudaïa, un ancien camp militaire fortifié du 12e siècle; le Mausolée de Mohammed-V voisin de la tour Hassan, une tour de près de 45 mètres bâtie elle aussi au 12e siècle et dont la construction a été interrompue à la mort du sultan El Mansour.

Le musée d’art Moderne et Contemporain nous a ému avec son exposition les Modernités arabes qui rassemble des oeuvres de différents artistes du monde arabe où les «oeuvres sont des prises de position publique : l’art est un combat militant, sur le front de la lutte contre tous les impérialismes. (…) Dépassant l’actualité des événements, leurs oeuvres portent les cicatrices de tragédies universelles : internement dans les camps, insurrections populaires et migrations forcées.»

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Rabat.

Le Portugal

Il aura fallu deux jours de transport pour se rendre à Casablanca, prendre l’avion, atterrir à Lisbonne, louer une voiture (probablement se faire avoir à grands frais) et arriver à Vila Nova de Milfontes, porte d’entrée de la région de l’Algarve au Portugal. Fatigués mais heureux, nous serons accueillis dans notre logement par une fanfare digne de ce nom : une fête de quartier qui se déroule juste devant notre porte. Orgue, accordéon et chanteuse qui s’use les cordes vocales au rythme des airs traditionnels sur des hauts-parleurs distordants. C’est bien beau tout ça. Mais ça dure et ça dure! La fête de quartier se terminera à 1h45 du matin. C’est pour dire, ils ont le sens de la fête les portugais! Nous qui avions hâte de dormir, ce sera pour une autre fois… Au moins, en vacances, tu n’as pas à être trop performant le lendemain!

Vila Nova de Milfontes, trouvé au hasard, sera une magnifique découverte. Tout petit village surplombant l’océan, il n’a rien à envier à sa célèbre voisine Porto Covo. Des sentiers longent ses falaises, ses plages sont recouvertes de dunes au sable doré, ses ruelles sont ornées de maisons blanches et de fleurs. Nous y mangerons comme des rois, heureux de nous retrouver avec une offre de vins et de grillades comme nous n’avons pas goûté depuis le début de notre voyage. Bem-vindo a Portugal!

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Portugal.