Casablanca-Essaouira en autobus

Notre prochaine destination étant la ville du vent fou, Essaouira, nous prenons le bus au petit matin. Fini les attrapes touristes avec des taxis hors de prix, nous voici avec les locaux. D’une durée de 8 heures, le trajet nous plongera dans cette Afrique de mon souvenir. Larges étendues de terre avec, ça et là des ânes et des moutons en quête d’un brin d’herbe fraîche, et de petites maisons basses en ciment qui paraissent seules entre deux villes. Nous arrêterons souvent prendre quelques passagers, nous entendrons les marchands vendre leurs biens à la criée, nous serons même au coeur d’une engueulade digne de ce nom pour les places dans le bus. Des billets portant le même numéro ont été vendus à deux familles, dont la nôtre. Un bon samaritain baragouinant le français nous sortira du pétrin en expliquant à la femme en colère que nous possédons le même numéro…Un arrêt dans une petite ville reculée permettra à Lili de voir pour la première fois un agneau sécher au soleil en attendant de passer sur le grill, de tester la toilette turc et de réaliser que des enfants mendient. Disons qu’en quelques minutes, tout y a passé! Beaucoup de questions pour elle, surtout concernant les enfants. J’espère vivement qu’elle appréciera ce voyage et qu’elle aimera, comme nous, découvrir le monde dans toutes ses beautés et ses différences, dans ses défis et ses complexités… Qu’elle trouvera sa place, dans cette immensité.

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Maroc, Essaouira.

Vous avez dit É-Chat-Ouira?

Quel est l’animal fétiche de la ville? Celui qui n’est ni pourchassé par les restaurateurs ou les commerçants? Véritable roi de la jungle urbaine, le chat est à Essaouira ce que le vent est aux surfeurs : indispensable. Il y en a des centaines, dans les rues, à l’ombre des étals des marchands, aux portes des restaurants. Nous pensons qu’ils jouent un rôle important pour la ville : en plus de s’occuper des souris, ils semblent vider les poubelles durant la nuit avant que les éboueurs ne les ramassent au petit matin ou s’occuper des restes de poissons au port. Ils font partie du paysage urbain au plus grand bonheur de Lili qui voudrait tous les adopter.

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Essaouira.

La médina

Tel que nous l’explique l’UNESCO : « La médina d’Essaouira, anciennement connue sous le nom de Mogador (nom provenant du mot phénicien Migdol qui signifie « petite forteresse »), est un exemple exceptionnel de ville fortifiée du milieu du XVIIIe siècle, entourée d’une muraille de style Vauban». La médina d’Essaouira est particulière puisqu’elle marie un aménagement d’inspiration européenne (grandes artères principales, places publiques) et des principes de l’urbanisme arabo-musulman (rues et ruelles sinueuses, impasses). Elle s’étend sur une trentaine d’hectares (c’est vous dire qu’on n’en n’a pas fait le tour!) et comporte 6 portes monumentales permettant le contact avec le reste de la ville. Elle est divisée en deux parties principales : les commerces et restaurants touristiques d’une part et le souk d’autre part. Là où l’on peut acheter du même souffle des vêtements, de la viande et des épices…

Comme il est de tradition de négocier, je me suis laisser-aller à ce petit jeu que j’avais tant aimé au Sénégal. Lili voulait des roches de l’Atlas (ben oui, on n’a pas apporté celles de la maison!). Nous en avions croisé chez différents marchands. 400 Dh l’unité chez le premier, 150 Dh l’unité chez le second. Finalement, j’ai trouvé «mon homme» et je suis partie de là avec 2 roches pour 100 Dh. Il était Touareg. En partant, il m’a dit : «Vous êtes une vraie Berbère», je me demande encore si c’était un compliment! ha! ha!

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Essaouira.

On se la joue façon touriste… mais pas trop!

Après quelques jours à Essaouira, nous connaissons maintenant les différents vendeurs. Acheter directement sur la plage ton tour de chameaux est moins cher que le forfait vendu à l’intérieur de la médina. Faire le Henné à la coopérative nous assure de l’utilisation de produits naturels à prix fixe. On visite un musée, on s’arrête pour sentir les savons, les thés, on prend une pause sur la grande place…tout en fuyant les autobus de touristes et leurs guides. On se la joue touriste oui, mais quand même pas jusqu’au bout!

Publié le par Chantale dans le carnet Maroc et Portugal et étiqueté Essaouira.