Un cadeau de Tenerife
Voilà maintenant 44 jours que nous sommes sur l’île de Tenerife à la parcourir du nord au sud, de l’est à l’ouest. 44 soirées à regarder le soleil se coucher dans une bande de nuages à l’horizon. 44 journées à admirer la mer et ses voiliers qui paradent devant notre terrasse.
On croyait connaître son horizon par coeur. Mais aujourd’hui, Tenerife nous a fait un beau cadeau en nous montrant son vrai visage.
Le temps était plus clair que d’habitude, pas une once de vent, un soleil de feu. Impossible de partir en randonnée par une pareille chaleur, nous avons sauté dans la voiture et remonté l’île jusqu’au parc d’Anaga. De là, nous avons emprunté la route panoramique qui part du nord jusqu’au Teide, derniers km à parcourir dans le parc. Située à 2 000 mètres d’altitude, la route panoramique offre une vue à 360 degrés puisque de chaque côté, les falaises descendent jusqu’à la mer. En bas de nous, des nuages, des villes et des villages. Et là, dans la mer, comme une apparition…
Les îles voisines: La Palma, El Hierro, Gran Canaria. Elles étaient là depuis le début, mais on ne les avait jamais vues. Pendant qu’on avait l’impression de voir l’horizon infini à partir de notre balcon, on ne voyait en fait qu’un mur d’humidité qui nous cachait les îles. Elles étaient toutes proches, elles étaient magnifiques, comme si elles avaient été déposées dans la mer par une main de géant.
Ce matin, elles ont disparu. Nous sommes revenus à «l’horizon infini». Cependant, on sait maintenant qu’elles sont là, tout près, cachées derrière ce «mur d’horizon». Comme un secret bien gardé que Tenerife, le temps d’une journée, nous a partagé.