Tenerife

Devinez où on est?

Avec une superficie de 2 034 kilomètres carrés, Tenerife est la plus grande des îles de l’archipel canarien. En son centre s’élève le pic du Teide, la montagne la plus haute d’Espagne avec 3 718 mètres d’altitude. Aujourd’hui, plus de la moitié du territoire est protégé et il existe près de 50 sites d’intérêts écologiques classifiés. Le plus célèbre d’entre eux est le Parc National du Teide. Il est aussi le plus visité d’Espagne! On retrouve aussi parmi les parcs naturels celui de la Couronne Forestière qui entoure le Parc National du Teide et les parcs ruraux d’Anaga et de Teno. Pour en savoir plus sur Tenerife, consultez sa page Wikipédia.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Tenerife.

Disfrutar

Selon le WordReference Disfrutar, verbe espagnol utilisé à la tonne à Tenerife, signifie:

Effet de levier: profiter des vacances.
Possédant quelque chose de bon ou agréable.
Profiter, sentir la satisfaction.

Ce mot, c’est celui qui colle le plus à notre passage ici. Des petits matins où l’on prend son temps en famille, une randonnée et un sommet qui nous donne une nouvelle vue de l’île, une crème glacée artisanale achetée au coin de la rue ou un jus fraîchement pressé, vers les 14h, alors que le soleil est à son zénith. Bien sûr, nous espérons aussi de grandes aventures, des moments de paresse sans regret, des odeurs agréables de fleurs du printemps typiques de ce coin de pays… Après tout, disfrutar, c’est un peu tout ça!

Balade à la mer, repos à l’ombre lors d’une randonnée ou d’excellents tapas…autant de moments bons et agréables!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Humeur, Tenerife.

L’art du pique-nique

C’est dimanche, il fait beau, les familles canariennes se préparent pour un art qu’elles maîtrisent à merveille: le pique-nique. Oubliez les sandwichs pas de croûtes et les serviettes en papier. Ici, le pique-nique, c’est du sérieux! Plusieurs aires récréatives se retrouvent au coeur des villages ou plus en forêt: en bordure du parc national du Teide ou dans la Couronne Forestière. On y retrouve de grands foyers en pierre, des tables en bois, des jeux pour les enfants…et c’est là que le plaisir commence. Les familles débarquent: du petit dernier à l’arrière-grand-mère qu’on emmène dans sa chaise roulante. Les glacières de viande, de rafraichissements et de vin s’empilent, les nappes se déroulent sur les tables, les sacs de patates roulent jusqu’au bbq géant…le feu s’allume, on sort une guitare, on chante, on danse, on boit, on mange en famille. Le bonheur.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Tenerife.

En randonnée

Le plus difficile, quand on veut faire une randonnée, c’est de trouver un sentier qui plaira aux trois. La délicate question de la température refait ici surface. Les autres facteurs qui entrent en ligne de compte: le sommet convoité, la longueur du sentier et…

Il faut un sentier avec de l’ombre pour Lili, un dénivelé intéressant mais pas trop hot quand même pour Chantale et un dénivelé intéressant et assez hot pour Sébas. Il faut une vue, des paysages changeants et, tant qu’à y être, un petit coin bucolique pour s’arrêter lorsque bébé ne se pourra plus d’être dans le sac de portage. On aimerait bien faire le sentier qui promet un paysage lunaire extraordinaire. Mais il faudra une journée nuageuse, puisque Lili ne supportera pas le 30 degrés avec soleil pendant 4 heures. On voudrait aussi aller dans le parc d’Anaga, mais comme c’est à l’autre bout de l’île, si on y va, ce sera pour quelques jours… Parce que se taper la route aller-retour, la randonnée et trois repas sur le pouce dans la même journée, ce sera un peu trop dans le top endurance de notre mignonnette de 11 mois. Bref, faut s’ajuster!

Petite pause à l’ombre des pins canariens.

Dans le top 10 des belles ballades, notons le tour du Chyniero: le dernier volcan à être entré en éruption sur l’île, soit en 1909. Situé dans la Couronne Forestière qui entoure le Parc national du Teide, cette randonnée nous a permis de marcher à travers une pinède autant que sur une coulée de lave. De l’ombre, du soleil, des paysages à couper le souffle, toute la petite famille étant contente! Avec une surface de presque 50 000 hectares, la Couronne Forestière est le plus grand espace protégé des Îles Canaries. On y retrouve des espèces endémiques à l’île dont le pin canarien. Pour les curieux, vous trouverez plus d’informations ici. On a aussi beaucoup apprécié Erjos, Punta del Hidalgo et El Molledo.

Les coulées de lave et les grands pins du Chyniero.

Au top 3 des randonnées plus difficiles: une journée dans le parc du Teide. Soleil, chaleur intense, pas de vue intéressante avant la fin. On a trouvé une seule grosse roche sur notre route pour prendre une pause à l’ombre (l’équipe des filles était on ne peut plus rouge). On n’a même pas eu le temps de se rendre au sommet…déception pour Sébas. On est revenu dans une crise de larmes de bébé qui ne se pouvait plus. Ça nous a coûté 12 euros (18$ CAD) en collation pour la calmer!

Ce qui est génial sur l’île c’est qu’il y a des sentiers partout. Ils sont aussi accessibles gratuitement et en tout temps. Le défi consiste à les trouver: de simples marques sur les pierres délimitent les sentiers, les cartes touristiques ne sont pas à l’échelle et, comme il n’y a pas nécessairement de stationnements prévus ou d’affiches, on peut chercher longtemps le début d’une piste. On en a encore beaucoup à découvrir… Comme le disait Forest Gump, c’est un peu comme une boite de chocolats: on ne sait jamais sur quoi on va tomber!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Tenerife.

Une journée parfaite

Elle tient à bien peu de choses la journée parfaite. Pour certains, ce sera un moment précis et important qui gommera les aléas du quotidien. Pour d’autres, ce sera l’accumulation de petits bonheurs qui fera en sorte que ces 24 heures seront mémorables. On en a eu des journées parfaites, faites de grands moments : la naissance de notre fille ou le mariage de nos amis, par exemple.

Il ne manquait à mon tableau qu’une journée parfaite en famille à Tenerife. Ça s’est passé à Garachico, petite ville pittoresque reconnue pour son charme d’autrefois. L’ambiance, les gens, une terrasse à l’ombre avec un verre de blanc bien frais, un poisson grillé à la perfection et le meilleur mojo jamais goûté. Une balade dans le vieux port de la ville qui a été englouti par une coulée de lave en 1706, l’air marin et les piscines naturelles. La chaleur d’après-midi chassée par l’ombre des grands arbres et d’un magnifique couvent dans la plus belle place centrale visitée jusqu’à présent. Un lézard géant. Une baignade en fin de journée dans une petite crique située en plein coeur de la ville.

Vue de Garachico.

Il y a bébé qui rit avec les autres enfants. Et mon chum qui se baigne. Il y a le sentiment de vivre un petit bout d’éternité, de ne plus savoir l’heure qu’il est. Et c’est très bien comme ça. Elle tient à bien peu de choses la journée parfaite. Rien d’extraordinaire, juste une accumulation de petits moments délicieux.

Une ruine du port d’origine, la grande place et les piscines naturelles.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Humeur, Tenerife.

Un cadeau de Tenerife

Voilà maintenant 44 jours que nous sommes sur l’île de Tenerife à la parcourir du nord au sud, de l’est à l’ouest. 44 soirées à regarder le soleil se coucher dans une bande de nuages à l’horizon. 44 journées à admirer la mer et ses voiliers qui paradent devant notre terrasse.

On croyait connaître son horizon par coeur. Mais aujourd’hui, Tenerife nous a fait un beau cadeau en nous montrant son vrai visage.

Le temps était plus clair que d’habitude, pas une once de vent, un soleil de feu. Impossible de partir en randonnée par une pareille chaleur, nous avons sauté dans la voiture et remonté l’île jusqu’au parc d’Anaga. De là, nous avons emprunté la route panoramique qui part du nord jusqu’au Teide, derniers km à parcourir dans le parc. Située à 2 000 mètres d’altitude, la route panoramique offre une vue à 360 degrés puisque de chaque côté, les falaises descendent jusqu’à la mer. En bas de nous, des nuages, des villes et des villages. Et là, dans la mer, comme une apparition…

Les îles voisines: La Palma, El Hierro, Gran Canaria. Elles étaient là depuis le début, mais on ne les avait jamais vues. Pendant qu’on avait l’impression de voir l’horizon infini à partir de notre balcon, on ne voyait en fait qu’un mur d’humidité qui nous cachait les îles. Elles étaient toutes proches, elles étaient magnifiques, comme si elles avaient été déposées dans la mer par une main de géant.

Ce matin, elles ont disparu. Nous sommes revenus à «l’horizon infini». Cependant, on sait maintenant qu’elles sont là, tout près, cachées derrière ce «mur d’horizon». Comme un secret bien gardé que Tenerife, le temps d’une journée, nous a partagé.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Tenerife.

Tenerife je t'aime, je te quitte

L’heure des bilans a sonné, maintenant qu’il est temps de partir vers d’autres découvertes. Merci Tenerife de m’avoir présenté tes habitants souriants qui m’ont tout de suite charmée. Merci pour ta nature si grande, si diversifiée. Tes volcans, leurs sommets, tes forêts de pins, tes sentiers, tes aires récréatives, ta flore. Tu es inspirante!

Si, par contre, je n’avais vu de toi que tes stations balnéaires, je n’aurais pas survécu. Parce que tu as aussi ce visage: constructions massives d’hôtels bon marché où joue du matin au soir une Macarena trop américanisée, odeur de crème solaire cheap à la noix de coco, touristes en bedaine se prenant pour les rois du monde, vendeurs de cossins et grandes chaines de restaurants.

Éternelle optimiste, je choisirai de me souvenir de toi avec le sentiment qu’on est bien petit face à la nature. Je me rappellerai aussi qu’il faut regarder plusieurs fois le même horizon pour enfin découvrir le vrai visage de ce qui nous entoure. Et quand la folie du quotidien m’aura rattrapée, je me souviendrai du temps qui s’est égrené lentement sur tes terres, au fil des randonnées et des siestes obligées, quand toute la vie s’arrête parce qu’il fait trop chaud.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Tenerife, Humeur.