Pas de quoi s’énerver
Vendredi passé, je suis parti sans les filles. L’objectif de la journée est de me rendre au promontoire de la Montagne Blanche. Le sentier mène aussi au Teide, mais il est tard, pas le temps d’en faire l’ascension car on me dit que ça prend 10 heures allez-retour. Zut, j’ai oublié la caméra à la maison. Pas grave j’ai mon téléphone, il fait beau, j’ai un fond de gourde d’eau, je décolle.
Je croise quelques randonneurs, j’en dépasse d’autres, ça va bien. J’arrive au belvédère en 45 minutes, la moitié du temps requis. Au loin se profile le sommet du Teide et la fourche qui y mène est à quelques pas… Au diable, j’y vais! À partir de la Montagne Blanche ça monte solide, entre la moraine et les coulées de lave. Je croise des gens lourdement chargé qui se rendent au refuge Altavista. On suggère d’y passer la nuit afin de voir le lever du soleil sur l’archipel ce qui ne doit pas être décevant.
J’arrive au presque-sommet du Teide. Presque parce qu’en bon touriste peu informé, je ne sais pas qu’on doit obligatoirement avoir obtenu un permis afin de franchir les derniers mètres menant au cratère. La première place disponible nous mène au début juillet, pas de chance. Le sommet est une zone protégée et seulement 50 personnes par jours peuvent y accéder.
Il faut savoir qu’il y a environ 5 millions de touristes qui se rendent chaque année sur Tenerife et que le Teide est un des principaux attraits de l’île. On a donc construit un téléphérique pour faciliter l’accès au sommet le plus élevé d’Espagne. En 8 minutes, on vous dépose à 3 555 m. Si vous avez un permis, vous le présentez au garde, accompagné de votre passeport, et de là vous parcourez les derniers mètres jusqu’à la couronne du volcan. Ce que je n’ai pu faire, misère!
Au final, j’ai complété la randonnée en 5 heures, une marche de 20 km avec 1 200 m de dénivelé. Je suis arrivé à la maison, poussiéreux, juste à temps pour l’apéro (après avoir bu 2 litres d’eau). Pas de quoi s’énerver!