Partira, partira pas?

On a failli ne pas partir. Non pas parce qu’on changeait tranquillement une couche à l’aéroport lorsqu’ils ont annoncé «Dernier appel pour Barcelone» (c’était le premier et le dernier appel). Non! On a failli ne pas partir puisque notre bébé, qui n’est jamais malade, a fait tous les temps jusqu’au départ: joues rouges, fièvre, boutons, mal aux oreilles…J’avais peur pour une otite, j’avais peur de devoir annuler le vol, j’avais peur d’avoir peur. Mais, au jour J, bébé s’est réveillée, souriante comme à son habitude.

Et on est parti. Une seule crise de larmes à bord de l’avion. Bon, ça s’est passé à 1h du matin, quand tous les passagers venaient de s’endormir, mais quand même! Déjà, à 10 mois, on sent la fibre de la voyageuse.

Notre premier voyage de famille nous mènera sur l’Île de Tenerife dans l’archipel des Canaries et à Barcelone. Deux mois à découvrir et profiter… pour notre plus grand bonheur!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries.

Le soleil brille à Barcelone : l’arrivée

Arrivés à Barcelone après une nuit blanche, nous tentons de contacter la propriétaire du logement que nous avons réservé. Tout est si calme à l’aéroport: aucune boutique pour acheter une carte pour notre téléphone, impossible de se connecter au WIFI. C’est drôle, j’avais imaginé Barcelone grouillante de monde, colorée, animée! Nous nous dirigeons vers un taxi pour qu’il nous conduise à une boutique d’appareils mobiles. Le chauffeur se moque un peu de nous: « Une boutique un dimanche? Mais voyons, tout est fermé! » Il a été assez aimable pour trouver le bon numéro de la propriétaire (il y avait une erreur dans le numéro donné), lui expliquer qu’il appelait pour deux touristes et venir nous y reconduire. Ça nous a coûté un bras mais, vu sa gentillesse, il est tout pardonné!

Nous dormirons durant la prochaine journée. Même Lili a sauté ses repas pour s’abandonner aux bras de Morphée pendant 13h en ligne. Sébas et elle tomberont les premiers face à un vilain rhume, je les suivrai par la suite. Le teint olive et le nez rouge nous colleront à la peau pendant quelque temps… trop longtemps à notre goût, on a tellement hâte de profiter à fond de ce voyage tant attendu!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Barcelone.

Décalage

La fois où Sébas, complètement en décalage horaire me demande, verre de vin à la main: «Calvaire, yé où mon verre de vin?»

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Histoires de bouffe.

Tenerife

Devinez où on est?

Avec une superficie de 2 034 kilomètres carrés, Tenerife est la plus grande des îles de l’archipel canarien. En son centre s’élève le pic du Teide, la montagne la plus haute d’Espagne avec 3 718 mètres d’altitude. Aujourd’hui, plus de la moitié du territoire est protégé et il existe près de 50 sites d’intérêts écologiques classifiés. Le plus célèbre d’entre eux est le Parc National du Teide. Il est aussi le plus visité d’Espagne! On retrouve aussi parmi les parcs naturels celui de la Couronne Forestière qui entoure le Parc National du Teide et les parcs ruraux d’Anaga et de Teno. Pour en savoir plus sur Tenerife, consultez sa page Wikipédia.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Tenerife.

Premier point de chute : Playa San Juan

De tous les villages côtiers, Playa San Juan est un des rares à avoir conservé son cachet de village de pêcheurs. Certes, il accueille des touristes, mais ici, ce n’est pas du tourisme de masse comme à Puerto de Santiago ou Costa Adeje, ses voisins. La pêche est la principale source de revenu du coin. La plage est petite, mais elle a vue sur le port et les bateaux, ce qui est très intéressant. J’ai lu sur un site une description que je trouvais juste: «À Playa San Juan, il y a plus de couchers de soleil et de bon vin que de bières et de karaoke». Je sais pas pour vous, mais moi, ça me parle!

Nous avons loué un appartement génial. À un bout de la rue, on voit les montagnes et à l’autre, la mer. Une jolie promenade en front de mer permet de profiter de l’horizon et des vagues. Déjà, au petit matin, des promeneurs de tous âges en profitent et des amateurs de pêche s’installent sur les récifs volcaniques en attente du poisson.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Playa San Juan.

Marmelade

J’envoie mon chum acheter de la marmelade pour notre petit-déjeuner. Très consciencieux, il lit soigneusement les étiquettes (en espagnol) et revient, satisfait, en disant qu’il a pris la moins sucrée. Nous avons mangé de la sauce de carottes pendant une semaine…

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Histoires de bouffe.

Le bout du bout du monde

Derrière Sébas on voit les falaises de Los Gigantes.

Il y a des fois où, lorsque tu t’y en attends le moins, tu fais de magnifiques découvertes. En voici une. Tout au bout de la pointe de l’île à Punta de Teno, un petit coin…splendide! L’eau y était tellement claire qu’on se serait cru dans les Caraïbes. Il me semble que l’Atlantique, de notre côté, est moins turquoise non? Partout, des petites criques où les gens s’installent tranquillement pour profiter. Ici, pas de musique, de vendeurs de «cossins» et d’odeur de bouffe trop grasse. Juste du vent, de l’eau et un paysage à couper le souffle!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Montagne, Randonnée.

Peur bleue

Le projet du jour : une petite randonnée en famille au parc rural de Teno. Selon les cartes, on calcule que c’est à environ une vingtaine de km de la maison. On part avec notre petit lunch, nos culottes courtes et notre petite bouteille d’eau. Après tout, ce n’est qu’une mini rando.

Un mot : amateurs.

Ça nous prendra plus de deux heures pour se rendre au point de départ, puisque la randonnée débute en montagne. Et ici, en montagne, ça veut dire les oreilles qui bouchent parce qu’on monte très haut. Ça veut aussi dire 10 degrés de moins à cause de l’altitude, du vent et du brouillard. Mais ça veut surtout dire une route infernale en lacet. Vous savez, de celle qui a une voie de large mais dans laquelle tu rencontres d’autres voitures? Celle qui est sur le bord d’une falaise d’où tu peux admirer la mer? Celle où les voitures qui montent ont la priorité donc, si tu descends, tu as intérêt à trouver un petit surplus dans l’accotement pour laisser passer l’autre? Celle-là.

Cliquez sur les deux petites images pour voir l’animation. Ça ne rend pas justice, on vous jure que c’était plus épeurant que ça!

Lorsqu’on est arrivé au point de départ de la randonnée, il faisait un froid de canard et une brume épaisse envahissait la montagne. C’était déjà l’heure de diner. Lili se pouvait plus, Chantaloue avait le coeur qui débattait et Sébas se demandait comment il allait partir en randonnée avec nous.

Donc on a viré de bord, mangé notre petit sandwich et décrété qu’avec le stress de la route en lacet, on avait déjà fait notre cardio anyway.

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Randonnée, Montagne, Masca, Teno.

Au supermarché

Paradoxes canariens:

  • Devoir porter des gants de plastique pour choisir ses légumes, mais utiliser le même couteau pour les charcuteries et les fromages au comptoir de la boucherie.
  • L’allée des produits de nettoyage est deux fois plus importante que celle des fruits et légumes.
  • Il y a plus de produits pour chiens que de nourriture pour bébé mais les chiens, comme les bébés, sont super bien habillés!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Paradoxes canariens.

Santa Cruz de Tenerife

Au menu aujourd’hui: Santa Cruz de Tenerife, la capitale de l’île. Première visite de musée pour Lili qui nous a éclairés sur les enjeux de l’art contemporain. Le TEA est un spacieux bâtiment de béton et de verre aux lignes modernes, avec une bibliothèque où tous les jeunes adultes de la ville vont s’aglutiner pour étudier. On était bien content qu’il soit ouvert car on a un peu de difficulté avec les horaires «variables» canariens. Congés sociaux, sieste, heure de repas, samedi, dimanche ou lundi, rien n’est jamais constant. Il faut se rendre à l’endroit prévu et espérer qu’il soit ouvert!

On a ensuite lunché dans une ruelle animée. Nous sommes tombés sur le D’vinos de Santa Cruz: trois jours de célébration du vin. Dégustations sur la place publique, restos et terrasses accueillant les festivaliers. C’est là que nous avons mangé nos premiers tapas (excellents) et un plat de pâtes un peu spécial (au miel). L’ambiance était géniale: les enfants couraient dans la ruelle, les gens du coin buvaient et mangeaient en se racontant mille histoires, les touristes se fondaient dans la masse. C’est une des choses qu’on aime beaucoup ici: la place faite à la famille et aux tout-petits.

Une longue marche sur la promenade du port a terminé cette journée. Encore une fois, ça fourmillait de monde: une promenade large comme un boulevard, des jeux pour les enfants et les adultes tout au long du parcours, des bancs pour se reposer…Inspirant!

Publié le par Chantale dans le carnet Canaries et étiqueté Santa Cruz.